56 degrés | saison 1 – l’élection de Donald Trump

Ante scriptum, ce texte date de novembre 2016.

Comme beaucoup, j’imaginais une victoire d’Hillary Clinton. La veille de l’élection, le New York Times la donnait gagnante à 85%. Comment expliquer un si grand raté d’un journal aussi prestigieux qui ne su prédire l’élection de Donald Trump ? Cette surprise s’explique.

Ce que j’ai perçu aux USA c’est exactement la même désynchronisation entre les électeurs et les candidats à laquelle nous assistons en France. Lorsque Jean-François Copé pense qu’une chocolatine coûte 10 fois moins que ce qu’elle coûte vraiment, il imagine qu’avec un SMIC, on peut en acheter 10000 ! Imaginez alors les conséquences dramatique sur sa conception de la vie de millions de Français.

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Aux USA, le camp Clinton incarne cette désynchronisation, entre mensonge sur l’affaire des courriels, sur le financement de la fondation qui porte leur nom, et l’utilisation de leur pouvoir politique pour leur usage personnel. Les scénaristes de la série House of Cards ont très bien expliqué cela.

En un sens, l’engouement lors des primaires pour un candidat alternatif de gauche comme Bernie Sanders est un autre symptôme du même mal du personnel politique. A l’époque la victoire d’Hillary avait été perçue comme une défaite du camp du renouveau progressiste.

Enfin pour revenir à la notion de communauté, je crains que les réseaux sociaux n’aient accentué les effets de polarisation de communautés de pensées avec par exemple des phénomènes de suppressions de relations Facebook, favorisant l’entre soi. Je pense que ce qu’on appelle les rednecks aux USA en on assez d’être pris pour des idiots et que les médias mainstream ont totalement laissé de côté la puissance de renforcement des opinions par les réseaux sociaux. Ce phénomène est une conséquence de la façon dont Facebook, par exemple, présente à ses utilisateurs du contenu en corrélation avec leurs contributions, commentaires et « j’aime ».

C’est un très grand enjeu démocratique, notamment pour les médias mais aussi pour nous les individus : « Pourquoi ne vois-je pas toutes les publications de toutes mes pages aimées et de tous mes amis ? » Facebook propose des articles dans les flux de ses utilisateurs d’une façon absolument totalitaire. Même si c’est une entreprise privée, on voit bien qu’elle a un rôle qui va bien au-delà de cela et qui lui donne des responsabilités dans le jeu démocratique.

Les politique commencent d’ailleurs à s’en inquiéter puisque récemment Angela Merkel a demandé aux géants de l’internet Google et Facebook de publier leur méthodes de sélection des publications affichées dans leurs applications.

Ma conclusion est un peu pessimiste. Nous avons de nombreuses illustrations de la frivolité intellectuelle de Trump, il ne croit en rien et il risque de décevoir ses électeurs… La vraie catastrophe n’est elle pas à venir finalement ?